...pour ceux que ça intéresse !
Aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours aimé chanter. Il faut dire que ma prime enfance en Guinée avec une mère médecin et mélomane a été marquante.
Mon pays était une dictature du type communiste, et, paradoxe ultime, les arts étaient très encouragés, voir protégés par le dictateur paranoïaque. J'ai vu défiler bon nombre d'artistes de pays frères tels que des cubains. J'ai très tôt écouté les albums d'Otis Redding et de l'écurie Stax records, des chansons " yéyé" et autres ( maman adorait Charles Azna ou Françoise Hardy,)des artistes ou groupes guinéens comme le Bembeya Jazz national, Balla & ses Balladins, Kélétigui mais aussi Prince Nico Mbarga & the Rocafil Jazz band, le Rail Band, Manu Dibango ou Myriam Makéba ... Cette dernière, fuyant l'apartheid, vivait en Guinée et était une amie de ma maman.
C'est à Paris, alors que je me destinais au métier d'avocat ( j'étais trop nul en maths pour rêver briguer celui de médecin,) pour faire plaisir à ma mère ( " il faut se rendre utile dans nos pays pauvres," disait-elle,) que j'ai commencé à chanter avec un pote juif new-yorkais, guitariste-chanteur, fou de Motown: Peter Cohen ( c'est son blaze ! déambulait à Montmartre avec une vieille Gretsch et son ampli chargeable Mouse !) Je connaissais tous les titres ou presque. J'ai fini par sêcher les cours, essayer de gagner des sous dans les wagons du métro. Je fis la connaissance d'un autre "immigré " étudiant tunisien, Samy Jerrari, percussionniste. J'ai essayé plusieurs formules avec les guitaristes-chanteurs Christian Rakotoarivoni (Malgache) puis Abbès Mahdjoub ( Algérien), avant de trouver l'adéquation quasi-parfaite: Marc Chavanis ( bassiste Niçois que je convertis à la contrebasse, " c'est plus sexy !") et le guitariste-chanteur-arrangeur Camerounais Michel Domisseck. C'est la naissance des 24 Jam.
Parrallèlement, la rencontre avec Mickaël Sène ( guitariste-chanteur, métis Sénégaullois,) puis l'incroyable Guy NSangué ( bassiste, métis Camèr-Gaullois,) et le talentueux Marc Jacquemin ( batteur,) mène à la création du groupe afro-soul YUBA en anglais & en ouolof, signature EMI et album ( " Everybody Nyani ") en 1995, big-up à Taffa Cissé ( Xalam,) Tyrone Downie ( the Wailers,) David Fall ( batteur,)Aumar " Pulo" Sow ( Djoloff,)une belle aventure qui s'achève vite à cause du quotat de chansons françaises alors que l'album n'en contenait pas ... Malgrè des premières parties fabuleuses ( Me'Shell NDegeocelo, the Eagles, Jamiroquai, Diana King,etc) des festivals en Europe et en Afrique avec Living Color, Carlinhos Brown, Alpha Blondy, Myriam Makéba, Meiwai, etc...
Oui, mais ça roule grave pour les 24 Jam, alors que le trio reste une machine à versionner les tubes de Stax ou de la Motown... Des wagons du métro parisien jusqu'aux yachts de princes à St-Tropez, St-Barth' ou ailleurs dans le monde !! C'est bien aussi, mais je quitte le navire en octobre 2007. Bon, il faut dire que depuis mes retrouvailles vers l'an 2000 avec Gil Gimenez, le guitariste ( il était connu dans le milieu pour ses talents de batteur,) la joie de la composition originale en ouolof, anglais et français, est revenue. Sans se presser, nous avons travailllé sans urgence.
J'ai une reconnaissance infinie pour Gilou car il est le premier à m'avoir encouragé à chanter aussi dans la langue de Molière ( qui, soit dit en passant, est aussi celle de Lépold Sédar Senghor et d'Aimé Césaire !)
Tant et si bien qu'aujourd'hui il existe un groupe,BALdé, avec lequel je viens d'auto-produire un 6 titres.
J'ai un ami artiste qui m'a concocté un sîte sur lequel vous aurez des détails, si cela vous intéresse. www.williambalde.com
Peace & surtout, gardez vos positions d'écoute !!!
